Canalblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le clonage humain une pratique bénéfique ou néfaste?

Publicité
Le clonage humain une pratique bénéfique ou néfaste?
Publicité
Publicité
8 mars 2011

Oral TPE

 

Oral TPE

Introduction

            Le terme de « clone » a pour origine grecque « klôn » qui signifie jeune pousse. Ce mot fait son apparition pour la première fois en 1903 : le botaniste H.J. Webber l’utilise pour la première fois, pour désigner des plantes reproduites par reproduction asexuée. Un clone désigne également un individu génétiquement semblable à un autre, qui provient d’un organisme unique, par reproduction asexuée c'est-à-dire sans rapport sexuel. Le clonage est une technique qui consiste à développer plusieurs cellules à partir d’une cellule unique. On peut donc dire qu’un clone est un amas de cellules dérivant d’une cellule initiale dont elles sont la copie exacte.   

            Pratique innovée en 1952 à partir de cellules embryonnaires, le clonage consistait alors au transfert nucléaire (d’un noyau) dans un ovule énucléé (dont on a enlevé le noyau). La première tentative de clonage humain fut quant à elle expérimentée, en 1979, par l’américain C.B Shettles et s’est soldée par un échec. Il y eut une nouvelle tentative par des chercheurs coréens en 1999. Cette expérience fut également un échec.

            A ce jour, aucun être humain n’a été officiellement cloné mais le clonage est une méthode qui soulève de nombreuses polémiques et qui demeure d’actualité dû aux lois interdisant le clonage dans de nombreux pays. Certaines personnes luttent contre le clonage humain tandis que d’autres y voient l’avenir. (On peut donc se demander si le clonage humain serait un progrès pour la science et/ou pour l’homme ?) Tout d’abord, nous verrons comment créer un clone. Puis, nous étudierons le rôle du clonage reproductif. Enfin, nous étudierons les craintes que le clonage fait naître chez l’Homme, notamment au niveau de l’éthique.

Définition du clonage :

Le clonage est un phénomène naturel d'isolement et de reproduction de fragments identiques d'ADN*. L'ADN détermine l'information génétique *. De plus les cellules se multiplient en conservant le même génome. C’est ce que l’on nomme le mécanisme de la mitose (uniquement chez les organismes unicellulaires ou chez les bactéries). Le génome est l'ensemble des gènes d'un individu, les gènes sont des portions d'ADN.

 


 

Comment forme-t-on un clone ?

En théorie, pour créer le clone d’un homme, il suffit de posséder quelques une de ses cellules en bon état de conservation dont on pourra extraire le noyau contenant l’ADN (=information génétique). Il faut par ailleurs, disposer de cellules provenant d’un ovocyte produit par une femme en état de procréer, dont on supprimera l’ADN du noyau, pour le remplacer par celui de la personne a créé. Puis, on cultivera « in vitro » les cellules ainsi modifiées, afin qu’elles forment un embryon que l’in implantera ensuite dans l’utérus d’une mère porteuse. L’enfant résultant de cette grossesse sera un jumeau parfait, décalé dans le temps, du propriétaire de l’ADN transféré.

C'est une manipulation destinée à reproduire, de manière non sexuée, un être humain identique à l'original. La technique est la suivante : on enlève le noyau de l'ovule et on le remplace par le noyau d'une cellule (non sexuelle) prélevée sur le corps d'un donneur. On obtient ainsi un embryon presque « jumeau » du donneur, à quelques années près. Dans le cadre du clonage humain si on arrête la croissance de l'embryon à l'âge d'une semaine, pour utiliser ses cellules dans la recherche, on parle (improprement) de clonage thérapeutique. Si on laisse l'embryon se développer jusqu'à la naissance, c'est du clonage reproductif. Dans les deux cas, la technique est exactement la même, on reproduit un être humain, seule la finalité change. Dans le cadre du clonage thérapeutique, on crée un embryon qui sera ensuite détruit et utilisé comme matériau de recherche. Outre les problèmes éthiques majeurs que soulève cette technique (création et destruction d'un embryon).

Il faut compter entre 200 et 1000 essais pour réussir un clonage car si une cellule est trop complexe, elle est incapable de perdre sa différenciation.

Il ne faut pas oublier qu’une cellule est très petite, de l’ordre du micromètre (10-6m). Il y a des difficultés car des éléments extérieurs peuvent influence la formation (état de la cellule, virus, bactérie, sans oublier l’éthique).

Actuellement, le clonage végétal et animal sont bien connus. Chez les mammifères, nous avons deux possibilités : soit cloner à partir d’une cellule différenciée comme Dolly, soit cloner par séparation d’une première cellule embryonnaire encore non différenciée puis réimplantation de ces cellules dans plusieurs mères porteuses (technique appelée gamellite provoquée, utilisée depuis 1553).

Rappel clonage thérapeutique :

Le clonage thérapeutique ne vise pas à obtenir un être humain, mais des cellules compatibles avec un malade pour soigner des maladies. Le clonage thérapeutique et en fait une sorte de finalité car c’est l’obtention de remèdes à de nombreuses maladies génétiques. On utilise le corps du malade et ses propriétés de reformation du noyau des cellules pour fabriquer des nouvelles cellules, ces dernières étant saines. Le clonage devient donc un autre procédé pour obtenir des cellules souches thérapeutiques. Les cellules souches sont des cellules indifférenciées, de plus, elles sont capables de s’auto-renouveler. Les cellules souches et donc le clonage thérapeutique (quand celui-ci est destiné seulement à soigner), permettront de réparer les organes lésés par les cancers, infarctus et autres maladies humaines.

Le clonage reproductif.

Le clonage reproductif est une technique de laboratoire de reproduction asexuée par transfert d’un noyau dans un ovule énucléé pouvant conduire à la naissance d’un être génétiquement identique au seul parent donneur du noyau cellulaire. Cela signifie que l’embryon fécondé est réimplanté dans l’utérus de la mère porteuse et aboutit à un enfant. Ce type de clonage est interdit partout.

 

Les craintes face à l’éthique.

 

Tout d’abord, le clonage entraînerait un désir de disposer d'un réservoir d'organes pour les besoins d'une greffe par exemple, ou pour continuer de vivre après la mort. Les bébés clonés seraient alors vus comme des cobayes, ce qui est une atteinte à la vie humaine. En effet, le clonage ne doit être vu que comme une pratique aidant des recherches scientifiques, et non pas comme une aide à la création de trafics d'organes clonés.

 

De plus, « le clonage aurait une emprise psychologique. Le mot « aliénation » prendrait alors tout son sens. L'enfant n'aurait aucune liberté ni personnalité, il aurait une projection physique qui ferait qu'il serait pris dans le filet de désir d'une seule personne et ne pourrait s'en extraire. » par René Frydman, médecin obstétricien français. Une biographie de René Frydman, ainsi que d'autres scientifiques ayant fait des recherches sur le clonage, sera établie en annexe.

 

Enfin, le clonage est vu par la société comme un progrès néfaste car il touche au fondement de notre civilisation : l'unicité de l'être, donc il atteint quelque chose de tabou. En effet, deux êtres vivants identiques sont inimaginables: la population a peur que le clone soit une incarnation du sujet cloné, aussi bien sur le plan physique que psychique. Ainsi, la diversité génétique et culturelle est un gage de réussite de l'espèce humaine. De plus, l'idée de sélectionner des individus selon leur patrimoine génétique pour qu'ils représentent un idéal, c'est-à-dire l'eugénisme, fait peur. En effet, la sélection d'enfants à la naissance et le clonage de certains scientifiques, artistes conduiraient à l'accomplissement du vœu de créer une société parfaite : cela est inimaginable! Puis, depuis toutes les époques, il été possible de soupçonner les adultes de vouloir faire des enfants pour de mauvais motifs : pour les vendre comme esclaves, pour les faire travailler dans les champs, pour qu'ils reprennent le métier de leur père... Aujourd'hui, les enfants ont des droits fixés par des textes internationaux et nationaux. En conséquence, faire naître un enfant par clonage reproductif sera une atteinte à ses droits fondamentaux, et donc à sa dignité.  


 

Conclusion

            En conclusion, le clonage humain est une pratique scientifique, fondée sur de longues recherches sur des embryons, sur des bactéries, et sur des cellules indifférenciées. Ainsi, en première partie, après avoir défini ce qu'est un clone, et ce qu'est le clonage, nous avons expliqué la façon de former un clone. Puis, nous avons explicité les différentes fonctions du clonage : thérapeutique ou reproductif, de cette manière ils peuvent présenter des intérêts et des réticences. Enfin, nous avons exposé les visions ainsi que les craintes face au clonage, notamment celles émises par les différentes religions. Nous avons montré comment le clonage peut faire craindre le début d'un commerce illégal. Enfin, ont été évoquées les inquiétudes face à l'éthique. 

            Le fondement des lois de bioéthiques date du 6 août 2004, où le gouvernement français a réellement posé les conditions aux scientifiques quant à la pratique du clonage et de la bioéthique en général. Actuellement, un projet de loi bioéthique a été adopté  par l’Assemblée nationale le 15 février 2011. Celle-ci interdit toujours les mères porteuses, les recherches sur les cellules souches ou sur l’embryon, entre autres. Néanmoins, les femmes peuvent désormais faire dons de leurs ovocytes, et la vitrification (c’est-à-dire congélation très rapide) de ces ovocytes est également autorisée. Ce projet a permis que des débats aient lieu sur des sujets encore sensibles, parfois tabous pour les politiques, les scientifiques et la société.

 

Publicité
25 février 2011

Biographie

René FRYDMAN

 

FRYDMAN René est né en 1943. Il est médecin obstétricien français. En 1982, il met au monde le premier bébé français issu de la fécondation in-vitro, mise au point en France par le biologiste Jacques Testart (né en 1939, il est docteur en sciences et directeur de Recherche honoraire à l' INSERM) et de ses collaborateurs. De 1986 à 1990, Frydman appartient au comité consultatif national d'éthique. Il est plus impliqué dans la technique de la fécondation in-vitro, mais il effectue des recherches sur le clonage thérapeutique, notamment sur la constitution d'un embryon humain à des fins thérapeutiques.

 

Axel KHAN

 

KHAN Axel est né en 1944. Il est médecin généticien, scientifique et essayiste français. Il est également directeur à l'INSERM et ancien directeur de l'Institut Cochin. Depuis décembre 2007, il est président de l'Université Paris-Descartes.



24 février 2011

Bibliographie

Périodiques:

  • Science et Vie n°937 d'Octobre 1995, pages 71 à 84.
  • Courrier de l'Unesco de Septembre 1999, pages 17 à 36.
  • Cosinus n°5 d'Avril 2000, pages 24 à 28 : "La vraie nature des clones" par Lise PAVIN et Charles VOGEL.
  • Science et Vie n°956 de Mai 1997, pages 87 à 101 : "Clonage: c'est déjà demain".
  • Courrier de l'Unesco d'Avril 2001, pages 38 à 40 : "Au-delà de la science, le marché aux embryons" par Amy ORCHET.
  • Courrier International n°792 du 5 Janvier 2006, pages 26 à 33: "Clonage: après les fraudes du Docteur HUANG".
  • Science et Vie n°955 d'Avril 997, pages 44 à 50 : "Clonage: pour le meilleur ou pour le pire".
  • Les grands dossiers des sciences humaines n°2 de Mars 2006, pages 78 à 80 : "La question du statut de l'embryon est devenue centrale." d'Anne FAGOT-LARGEAULT et d'Ariane POULANTZAS.
  • Phosphore n°301 de Juillet 2006, pages 52 et 53 : "Axel KAHN : "Je m'élève contre le mensonge du clonage thérapeutique." par Axel KAHN et Jean-Baptiste FRANCOIS.
  • Le Monde, Dossiers et Documents n°378B de Septembre 2008, pages 1 à 8 : "Gènes, éthiquement vôtres".
  • Phosphore n°282 de Décembre 2004 : "Les nouvelles frontières de la bioéthique" par Marina JULIENNE.
  • Le Monde, Dossiers et Documents n°294 supplément de Janvier 2001, page 4 : "Le clonage thérapeutique en débat" par Jean-Pierre GIOUENCO et Fabienne DARGO.

Site internet:

Ouvrages:

  • Alice au pays des clones par Claude SUREAU. Editeur: Stock, de 1999. Cote: 840"19" SUR
  • Le clonage par Jacques MONTAGUT. Editeur: Le cavalier bleu. Cote : 576.39 MON. Essai/réflexion sur la pratique de clonage.

 

8 février 2011

Conclusion

Conclusion

En conclusion, le clonage humain est une pratique scientifique, fondée sur de longues recherches sur des embryons, sur des bactéries, et sur des cellules indifférenciées. Ainsi, en première partie, après avoir défini ce qu'est un clone, et ce qu'est le clonage, nous avons expliqué la façon de former un clone. Puis, nous avons explicité les différentes fonctions du clonage : thérapeutique ou reproductif, de cette manière ils peuvent présenter des intérêts et des réticences. Enfin, nous avons exposé les visions ainsi que les craintes face au clonage, notamment celles émises par les différentes religions. Nous avons montré comment le clonage peut faire craindre le début d'un commerce illégal. Enfin, ont été évoqués les inquiétudes face à l'éthique. 

D’un point de vue scientifique, le clonage pourrait être un progrès bénéfique, en particulier grâce à toutes les techniques permettant de sauver la vie de personnes atteintes de graves maladies. En effet, cela serait une avancée avantageuse car il permettrait de recréer des organes, ces derniers rendraient possible la multiplication des greffes d'organes. Au contraire certains scientifiques, comme Axel Kahn, voient dans  le clonage une pratique néfaste car on s'inquiète sur les recherches faites par ces scientifiques. En effet, on ne peut pas s'assurer que les expériences qu’ils auront commencées aient une fin raisonnable, et, dans ce cas, qu’ils ne respectent pas  le code de l'éthique. Il est possible qu'ils ne prêtent pas attention à l'ensemble des règles établies pour limiter les recherches sur le clonage. De plus, pour l’homme, les études liées au clonage pourraient être de vraies opportunités. Effectivement, par exemple, cela permettrait à des couples stériles, incapables de procréer, d'avoir leur propre enfant. L'ADN d'un homme stérile pourrait être inséré dans l'ovule de sa partenaire, créant ainsi un clone de lui-même. A contrario, le clonage est vu par la société comme un progrès néfaste car il touche à un fondement de notre civilisation : l'unicité de l'être. L'idée d'être unique est une valeur importante pour l'homme.                                                                                                                      

Actuellement, un projet de loi bioéthique a été adopté  par l’Assemblée nationale le 15 février 2011. Celle-ci interdit toujours les mères porteuses, les recherches sur les cellules souches ou sur l’embryon, entre autres. Néanmoins, les femmes peuvent désormais faire dons de leurs ovocytes, et la vitrification (c’est-à-dire congélation très rapide) de ces ovocytes est également autorisée. Ce projet a permis que des débats aient lieu sur des sujets encore sensibles, parfois tabous pour les politiques, les scientifiques et la société.

 

 

 

 

1 février 2011

III Les visions et les craintes face au clonage et B) Le clonage : un futur commerce?


III) Les visions et les craintes face au clonage

B) Le clonage : un futur commerce ?

Tout d'abord, ce qui fait peur est l’un des moteurs permettant de réaliser ces projets : l'argent. On trouvera toujours des gens qui seront prêts à répondre aux exigences d'un client fortuné, qui a les moyens de réaliser ses fantasmes. Les perspectives du clonage semblent donc être réels pour certaines personnes. La course aux clones a commencé et apparaît comme un enjeu économique. Certains chercheurs et industriels voient déjà les débouchés rentables de ce type de manipulations.

De plus, le clonage thérapeutique aurait un coût très important si on voulait réparer des parties du corps à l'aide d'organes clonés, comme les reins, les poumons, le cœur… Cependant certains seraient prêts à mettre des milliards pour cloner un être cher. Cela serait alors à la portée des plus riches uniquement, créant ainsi une sorte de discrimination.

Ensuite, le clonage a un but commercial : le trafic d'ovocytes par exemple. Ces ovocytes étant peu nombreux : les traitements hormonaux font que l'on récupère une dizaine d'ovocytes par cycle, or, la réussite d'un clonage nécessiterait une centaine d'ovocytes. Un trafic important permettrait de multiplier le nombre d’ovocytes et donc les perspectives de clonage. Cependant, ces trafics dangereux pour les ovocytes et pour l’Homme mettraient à mal les recherches scientifiques, qui coûtent très cher. De plus, l’argent deviendrait un facteur dominant pour pratiquer le clonage, car pour avoir un clone, il faut le plus souvent un ovocyte. En conséquence, les ovocytes pourraient devenir rares et donc, le clonage pourrait être corrompu par des histoires sombres d’argent dans des études scientifiques.

Enfin, l'enjeu économique est énorme. La sécurité sociale ne peut pas souhaiter la réussite de la médecine prédictive, qui étudie les facteurs de risques d'apparition de certaines maladies avant que celles-ci ne surgissent, et qui empêcherait la naissance de trop d'individus à risque, donc la multiplication d’organes clonés permettrait d’être rassurer si des maladies difficiles à soigner apparaissent. En conséquence, la multiplication des trafics d’ovocytes serait omniprésente, en vue de cloner encore plus. L’enjeu économique est donc réel, car il est soutenu par la peur d’un manque d’organes, de graves maladies et de la perte de contrôle de l’être humain. Cet enjeu est important car il permettrait aussi de développer une économie médicale qui s’appuierait sur les travaux scientifiques.

 

Publicité
1 février 2011

II Les fonctions du clonage et A) Le clonage thérapeutique.

II) La fonction du clonage.

A)Le clonage thérapeutique.

1) Le principe du clonage thérapeutique.

Le clonage thérapeutique ne vise pas à obtenir un être humain, mais des cellules compatibles avec un malade pour soigner des maladies. Le clonage thérapeutique et en fait une sorte de finalité car c’est l’obtention de remèdes à de nombreuses maladies génétiques. On utilise le corps du malade et ses propriétés de reformation du noyau des cellules pour fabriquer des nouvelles cellules, ces dernières étant saines. Le clonage devient donc un autre procédé pour obtenir des cellules souches thérapeutiques. Les cellules souches sont des cellules indifférenciées, de plus, elles sont capables de s’auto-renouveler. Les cellules souches et donc le clonage thérapeutique (quand celui-ci est destiné seulement à soigner), permettront de réparer les organes lésés par les cancers, infarctus et autres maladies humaines.

Du point de vue technique, c’est un transfert de noyau aboutissant à la constitution d’un blastocyte*. On extrait de ce blastocyte des cellules souches qui donneront des lignées cellulaires, en vue d’un clonage reproductif. Le noyau de ces cellules malades sera remplacé par le noyau des cellules souches issues de cet embryon. En effet, les cellules souches embryonnaires seront indifférenciées, c’est-à-dire qu’elles pourront se transformer et assurer n’importe quel rôle de régénération de cellules malades.

2) Les réticences et le principal intérêt.

Mais il se pose un double problème : tout d’abord, ces cellules miracles proviennent d’embryons humains et il est difficile pour la population d’accepter que des chercheurs utilisent de futurs bébés pour le clonage. De plus, celui-ci reste confus dans son fonctionnement pour la société, malgré le fait que le clonage thérapeutique utilise un embryon resté au stade primaire de son évolution. Enfin, pour que cette greffe résultante du clonage thérapeutique réussisse, il faut recourir au clonage, alors qu’il est interdit en France.

Le grand intérêt du clonage thérapeutique est de pouvoir greffer au patient ses propres cellules : il n’existera donc pas de rejets possibles après la greffe, puisque ces cellules nouvelles et indifférenciées viendront de son propre corps. En conséquence, la grande avancée sera qu’il y aura moins de dépendance de dons d’organes prélevés sur une personne décédée : les cellules souches et le clonage de ces cellules remplaceront, après leur développement, un organe. Les greffes diminueront et l’utilisation de cellules souches permettra la multiplication des greffes d’organes. Par conséquent, il y aura moins de décès faute d’organes. Il y aura moins de dépendances de dons d’organes prélevés car, grâce au clonage thérapeutique, on pourra créer de nouveaux organes.Ces multiples recherches sur le clonage thérapeutique visent donc à soigner de graves maladies.

Actuellement, les scientifiques examinent les possibles issus du clonage thérapeutique et certains voient dans cette pratique un progrès bénéfique pour la science. Le scientifique Jacques Hatzfeld pense qu'une meilleure compréhension de ces processus permettrait des progrès médicaux importants contre les maladies, comme celui de lutter contre le cancer (il y a 150 000 personnes qui en meurent, par an, en France).

Ce tableau présente les différents types de clonage, leurs procédés respectifs et aussi leurs exemples d’utilisation. Ce tableau complète les informations données sur le principe du clonage thérapeutique.

                                       
 

 

 

 

 

Type de clonage

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Clones

 

 

 
 

 

 

Procédés

 

 

 
 

 

 

Exemples d’utilisation

 

 

 
 

 

 

 

 

Clonage cellulaire

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Cellules   génétiquement identiques.

 

 

 
 

 

 

Mitose.

 

 

 
 

 

 

Reconstitution   de cellules dans le corps.

 

 

 
 

 

 

 

 

Clonage moléculaire

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Molécules   d’ADN.

 

 

 
 

 

 

Biologie   moléculaire.

 

 

 
 

 

 

Transgénèse*   par un virus ou une bactérie.

 

 

 
 

 

 

 

 

Clonage à partir d’un embryon

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Animaux   génétiquement identiques.

 

 

 
 

 

 

Division   embryonnaire.

 

 

 
 

 

 

Vrais   jumeaux naturels ou en laboratoire.

 

 

 
 

 

 

 

 

Clonage nucléaire à partir d’un   ovocyte

 

 

 
 

 

 

Animaux   génétiquement identiques.

 

 

 
 

 

 

Transfert   nucléaire (noyau muni de tous ses chromosomes) dans un ovocyte   énucléé.

 

 

 
 

 

 

Brebis   Dolly et les autres mammifères : en laboratoire.

 

 

 

 

*Les mots marqués d’un astérisque sont présents dans le lexique.

18 janvier 2011

III Les visions et les craintes face au clonage et C) Les conséquences éthiques (suite).

III Les visions et les craintes face au clonage.

     C) Des inquiétudes face à l’éthique.

Tout d’abord, le clonage remet en cause la notion de famille, d'hérédité (paternité, maternité). La peur d'être la copie conforme du donneur, d'être le double, est omniprésente. En effet, le clonage est la copie identique d’une personne, donc il n’y aurait plus d’être unique. Une famille serait alors composée du même membre dans une génération différente.  Le clonage pourrait être utilisé de façon abusive, immorale, en effet la volonté d'amélioration de l'homme (c’est-à-dire l’eugénisme qui est l’ensemble des méthodes visant à transformer le patrimoine génétique de l'homme, dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé) pourrait engendre une compétition entre scientifiques sur le souhait de créer un homme parfait, un homme façonné par des idéaux, et non pas un être unique, différent.

De plus, le clonage entraînerait un désir de disposer d'un réservoir d'organes pour les besoins d'une greffe par exemple, ou pour continuer de vivre après la mort. Les bébés clonés seraient alors vus comme des cobayes, ce qui est une atteinte à la vie humaine. En effet, le clonage ne doit être vu que comme une pratique aidant des recherches scientifiques, et non pas comme une aide à la création de trafics d’organes clonés.

Le clonage de certaines personnes comme des savants ou des sportifs seraient tentant, car cloner des intellectuels permettrait à la société de briller par des représentants de la science ou de la culture, ou cloner des sportifs permettrait à une société d’exceller dans des domaines sportifs. Or, la richesse du Monde est la diversité des individus et surtout ce qu’ils peuvent apporter, donc cloner des êtres uniques ne reviendrait qu’à faire un « copier coller » des leurs savoirs, ce qui peut être considérer comme le vol de leurs études et de leurs recherches, ou de leurs exploits.

Ensuite, le clonage apporterait le désir d'uniformité (=répliquer à l'infini ceux qui nous plaisent), ou un désir d'immortalité (refus de la mort d'un être proche ou de sa propre mort). Ces deux désirs pourraient engendrés des comportements de « course contre la montre », c’est-à-dire une peur omniprésente dans la société d’être différent ou de mourir, et donc une compétition parfois illégale, pour améliorer sa vie, par le clonage.

« Le clonage aurait une emprise psychologique. Le mot « aliénation » prendrait alors tout son sens. L'enfant n'aurait aucune liberté ni personnalité, il aurait une projection physique qui ferait qu'il serait pris dans le filet de désir d'une seule personne et ne pourrait s'en extraire. » par René Frydman, médecin obstétricien français. Une biographie de René Frydman, ainsi que d’autres scientifiques ayant fait des recherches sur le clonage, sera établie en annexe.

Cependant, il reste la barrière éthique qui dit que le clonage humain est inacceptable. Ce serait réduire le clone créé à un état d'asservissement de la personne clonée. Il y aurait donc une atteinte à la dignité et à l'intégrité humaines.

En effet, on ne peut pas considérer les embryons comme des jouets ou des rats de laboratoire que l'on peut sacrifier à loisir. Cependant, peut-on vraiment s'assurer qu'un chercheur n'ira pas au bout de ses recherches sur le clonage, et essayera de cloner un humain ? Trouver une réponse à cette question semble difficile !

Enfin, le clonage est vu par la société comme un progrès néfaste car il touche au fondement de notre civilisation : l'unicité de l'être, donc il atteint quelque chose de tabou. En effet, deux êtres vivants identiques sont inimaginables: la population a peur que le clone soit une incarnation du sujet cloné, aussi bien sur le plan physique que psychique. Ainsi, la diversité génétique et culturelle est un gage de réussite de l'espèce humaine. De plus, l'idée de sélectionner des individus selon leur patrimoine génétique pour qu'ils représentent un idéal, c'est-à-dire l'eugénisme, fait peur. En effet, la sélection d'enfants à la naissance et le clonage de certains scientifiques, artistes conduiraient à l'accomplissement du vœu de créer une société parfaite : cela est inimaginable! Puis, depuis toutes les époques, il été possible de soupçonner les adultes de vouloir faire des enfants pour de mauvais motifs : pour les vendre comme esclaves, pour les faire travailler dans les champs, pour qu'ils reprennent le métier de leur père... Aujourd'hui, les enfants ont des droits fixés par des textes internationaux et nationaux. En conséquence, faire naître un enfant par clonage reproductif sera une atteinte à ses droits fondamentaux, et donc à sa dignité.  

 

Par définition, la bioéthique est la science des mœurs et des problèmes moraux engendrés par la pratique médicale et la recherche en biologie. L'éthique est considérée comme un ensemble de règles de bonne conduite médicale. Les règles de la bioéthique affirment qu'on n'a pas le droit de pratiquer un acte expérimental, en particulier un acte de recherche, sur une personne sans son consentement.

Mais, progressivement, la nécessité s'est imposée d'elle-même pour les médecins de pratiquer des actes de recherches sur leurs malades, et avec elle, la nécessité de constituer une déontologie de la recherche.

Du point de vue juridique, il y a des plusieurs lois dites fondamentales pour réglementer la pratique du clonage, et ainsi définir légalement l'idée de clone.

· Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l'homme, adoptée par l'Unesco en 2005 : « Le clonage humain est une offense à la dignité humaine ». Ce texte fournit un cadre cohérent de principes et de procédures qui pourront inspirer les états pour la mise en place de leurs politiques, leurs législations et leurs codes d'éthiques.

· Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme, adoptée par l'assemblée générale de l'ONU en novembre 1997. L'ONU est l'Organisation des Nations Unies, elle a pour buts notamment de préserver la paix mondiale et de favoriser les relations entre les états. Ce texte interdit, mais de façon non contraignante, le clonage humain à des fins de reproduction.

· Loi Française du 6 août 2004 relative à la bioéthique. Cette loi interdit formellement le clonage humain et le clonage thérapeutique. En ce qui concerne la recherche sur l'embryon humain, elle interdit la création d'embryons, par clonage ou fécondation in vitro. Mais cette loi autorise la recherche sur des cellules souches embryonnaires, si et seulement si il n'y a pas de projet reproductif.

Un projet de loi réformant cette loi du 6 août 2004 a été présenté par l’ancienne ministre de la santé Roselyne Bachelot. Le gouvernement a pris connaissance de ce projet de loi lors du Conseil des ministres le 20 octobre 2010. Ce projet à pour but d’adapter au mieux la loi aux évolutions de la science, de la connaissance du vivant et des mœurs. Ce texte a pour mission d’obliger les recherches scientifiques au respect de la dignité humaine et au refus de toute forme d'exploitation du corps humain, en vue de possibles clonages.

 

En revanche, selon cette loi, que le clonage soit thérapeutique ou reproductif, le clonage est interdit. Nous avons ici un extrait d’articles appartenant à la loi du 6 août 2004 :

Article 21 :

1. « Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée ». Le clonage reproductif est considéré comme un « crime contre l'espèce humaine », ce dernier est puni de 30 ans de réclusion criminelle et 7.5 millions d'amende.

2. « Un embryon humain ne peut être ni conçu, ni constitué par clonage, ni utilisé à des fins commerciales ou industrielles ».

3. « Est également interdite toute constitution ou clonage d'un embryon humain à des fins thérapeutiques ».

4. Par dérogation, les recherches peuvent être autorisées sur l'embryon et les cellules embryonnaires pour une période limitée à cinq ans « lorsqu'elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs ».

 

Du point de vue juridique, l'embryon n'est donc pas considéré comme une personne mais « l'embryon est, au sens propre des termes, un être humain : il existe et sa nature est humaine ».

Les expériences sur des embryons clonés ou pas- sont interdites au-delà de 14 jours, quand se manifestent les premiers signes de l'apparition d'un système nerveux.

Afin de contrôler et de prendre connaissances de différentes recherches sur le clonage en cours, un Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a été créé en 1983 par François Mitterrand. Son rôle est de suggérer des orientations visant à éclairer les professionnels de la santé mais aussi les juristes dans l'élaboration des lois futures. Il est composé de 33 membres : médecins, chercheurs, juristes, philosophes et théologiens (ceux qui étudient la religion).

 

18 janvier 2011

Intro-sommaire

 

 

 

Introduction

 

Le terme de « clone » a pour origine grecque « klôn » qui signifie jeune pousse. Ce mot fait son apparition pour la première fois en 1903 : le botaniste H.J. Webber l’utilise pour la première fois, pour désigner des plantes reproduites par reproduction asexuée. Un clone désigne également un individu génétiquement semblable à un autre, qui provient d’un organisme unique, par reproduction asexuée c'est-à-dire sans rapport sexuel. Le clonage est une technique qui consiste à développer plusieurs cellules à partir d’une cellule unique. On peut donc dire qu’un clone est un amas de cellules dérivant d’une cellule initiale dont elles sont la copie exacte.  

 

Pratique innovée en 1952 à partir de cellules embryonnaires, le clonage consistait alors au transfert nucléaire (d’un noyau) dans un ovule énucléé (dont on a enlevé le noyau). La première tentative de clonage humain fut quant à elle expérimentée, en 1979, par l’américain C.B Shettles et s’est soldée par un échec. Il y eut une nouvelle tentative par des chercheurs coréens en 1999. Cette expérience fut également un échec.

 

A ce jour, aucun être humain n’a été officiellement cloné mais le clonage est une méthode qui soulève de nombreuses polémiques et qui demeure d’actualité dû aux lois interdisant le clonage dans de nombreux pays. Certaines personnes luttent contre le clonage humain tandis que d’autres y voient l’avenir. On peut donc se demandé si le clonage humain serait un progrès pour la science et/ou pour l’homme ? Tout d’abord, nous verrons comment créer un clone. Puis, nous analyserons les différents rôles du clonage. Enfin, nous étudierons les visions du clonage, ainsi que les craintes qu’il fait naître chez l’Homme.

 

Sommaire

 

        I.            La formation d’un clone

 

A) Définition du clonage et du clone.

 

B)  Comment forme-t'on un clone?

 

      II.            Les fonctions du clonage

 

A) Le clonage thérapeutique

 

B)Le clonage reproductif

 

    III.            Les visions et les craintes face au clonage

 

A.      Les perceptions religieuses

 

B.      Le clonage : un futur commerce ?

 

C.      Des inquiétudes face à l’éthique

 

     IV.           Lexique

 

       V.           Bibliographie

 

     VI.           Annexe

 

 

14 janvier 2011

LEXIQUE


 

 

Dans le lexique :

· L’ADN (Acide Désoxyribonucléique) est une molécule présente dans toutes les cellules du monde vivant. Elle contient les informations nécessaires à la construction et au fonctionnement d’un être vivant, notamment l’information génétique qui caractérise l’individu et qui est transmise de générations en générations.

· L’information génétique détermine les caractères d’un individu et se transmet de génération en génération.

 

Gestation : grossesse chez l’espèce humaine.

 

Blastocyte : Embryon au stade d’implantation dans l’utérus de la mère.

 

 

Unesco= organisation internationale qui a pour but de promouvoir le maintien de la paix dans le monde par l'éducation, la science et la culture. 

 

Fiche de définitions

-          Enucléé : ne possédant plus de noyau.

-          Ovocyte : cellule reproductrice femelle chez les animaux et les végétaux, n’ayant pas encore subi les 2 phases de la méiose (=division de la cellule aboutissant à la réduction de moitié du nombre des chromosomes, se produisant au moment de la formation des cellules reproductrices ou gamètes).

-          Cellule somatique : Les cellules somatiques sont toutes les cellules sauf les cellules sexuelles.

-          Cellules souches (indifférenciées) : Cellule indifférenciée, capable de s'auto renouveler, de se différencier en d'autres types cellulaires et de proliférer en culture. Les cellules souches sont issues soit de l'embryon, soit du fœtus, soit de tissus adultes, elles peuvent aussi être obtenues par transfert de noyau.

Une cellule souche est une cellule qui assure le renouvellement des cellules d’une personne en étant capable de se diviser tout au long de sa vie. Les cellules souches ont la capacité de produire des cellules spécialisées dans des registres différents, par divisions successives.

 

Les cellules souches ont deux fonctions : la première consiste à s’auto renouveler pour garder un même nombre de ce genre de cellules et la deuxième sert a fournir des cellules indifférenciées.

   

 

-          Cellules différenciées et indifférenciées : les cellules différenciées  à l'inverse des cellules indifférenciées sont des cellules qui assurent une fonction spéciale de l'organisme par exemple les cellules du foie, cellules nerveuses (neurones)... elles sont spécialisées et ne peuvent plus se développer en un autres types cellulaires, à l'inverse des cellules souches (indifférenciées) qui elles sont à la base de tous les types cellulaires de l'organisme.

-          Mitose :Etape de la division cellulaire correspondant à la division du noyau, chez les cellules non sexuelles, assurant le maintien d’un nombre constant de chromosomes. La mitose est le processus de division de la cellule au cours duquel le noyau se divise pour produiredeuxcellulesfillesayantchacune le mêmenombre de chromosomes que la cellulemère.

Transgénèse : Technique servant à introduire un gène étranger (transgène) dans le génome d'un organisme, en vue d'obtenir un organisme génétiquement modifié.

 

14 janvier 2011

III Les visions et les craintes face au clonage et A) Les perceptions religieuses.

III Les visions et les craintes face au clonage.

A) Les perceptions religieuses

Tout d’abord, la religion joue un rôle important sur l’accord ou l’interdiction du clonage, dans les différents pays. Seul Dieu peut créer la vie ou donner la mort : « Qui s’aventure à usurper ce pouvoir s’expose à la colère divine ».

            Ensuite, il existe différents sentiments des différentes religions vis-à-vis du clonage. La plupart des religions condamnent le clonage sauf par exemple les bouddhistes, qui croient en la réincarnation, ou le judaïsme. L’opposition la plus forte est celle de l’église catholique qui considère que l’embryon est un être humain dès la conception.

            De plus, la liste actuelle des sept péchés capitaux est citée par le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Ces péchés capitaux ne sont pas, selon Saint Augustin, « les plus graves mais ceux qui sont à l’origine de tous les autres ». Saint Augustin est l’un des quatre Pères de l’Eglise latine, de plus, il a influencé le jansénisme. Ce dernier est mouvement religieux, puis politique, qui se développe au XVIIième et au XVIII ième siècle, principalement en France, en réaction à certaines évolutions de l'Eglise Catholique, il s’oppose aussi à l’absolutisme royal.

On peut rajouter que l’un des sept péchés capitaux correspondant au rejet du clonage par l'Eglise est celui de l’orgueil, c’est-à-dire l’attribution à soi-même de mérites et de qualités, vues comme des dons de Dieu (intelligence, vertu…). Cette attribution correspond à l'attitude de certains scientifiques qui pourraient rechercher une certaine reconnaissance et les honneurs de la communauté scientifique. 

 

Ci-dessous, il vous est présenté un tableau récapitulatif des visions sur le clonage, du statut de l’embryon et des recherches effectuées sur celui-ci, en fonction des différentes religions principales.

                                                                     
 

Religions  

 
 

Clonage   thérapeutique

 
 

Clonage   reproductif

 
 

Statut   de l’embryon

 
 

Recherches   sur l’embryon

 
 

Catholicisme  

 
 

Contre

 
 

Contre

 
 

La vie humaine commence dès la fécondation.

 
 

Contre

 

 

 

 

 

 

 
 

Orthodoxe

 
 

Contre

 
 

Contre

 
 

L’embryon est une âme vivante.

 
 

Pour, si ces recherches sont très encadrées.

 
 

Judaïsme  

 
 

Pour

 
 

Pour

 
 

La vie humaine commence à partir 40 jours.

 
 

Pour

 
 

Bouddhisme  

 
 

Contre

 
 

Pour

 
 

Le bouddhisme conçoit le monde sans commencement.

 
 

Pour

 
 

Islam

 
 

Contre

 
 

Contre

 
 

La vie commence dès la fécondation, la créature   humaine ne reçoit pas l’esprit divin avant le 120ème jour de   gestation*.

 
 

Contre

 
 

Protestantisme

 
 

Pour

 
 

Contre

 
 

Le statut d’être humain s’acquiert.

 
 

Pour, si ces recherches sont très   encadrées.

 
         
         
         
         
         
         
         

 

 

 

 

Publicité
1 2 > >>