Oral TPE
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Introduction
Le terme de « clone » a pour origine grecque « klôn » qui signifie jeune pousse. Ce mot fait son apparition pour la première fois en 1903 : le botaniste H.J. Webber l’utilise pour la première fois, pour désigner des plantes reproduites par reproduction asexuée. Un clone désigne également un individu génétiquement semblable à un autre, qui provient d’un organisme unique, par reproduction asexuée c'est-à-dire sans rapport sexuel. Le clonage est une technique qui consiste à développer plusieurs cellules à partir d’une cellule unique. On peut donc dire qu’un clone est un amas de cellules dérivant d’une cellule initiale dont elles sont la copie exacte.
Pratique innovée en 1952 à partir de cellules embryonnaires, le clonage consistait alors au transfert nucléaire (d’un noyau) dans un ovule énucléé (dont on a enlevé le noyau). La première tentative de clonage humain fut quant à elle expérimentée, en 1979, par l’américain C.B Shettles et s’est soldée par un échec. Il y eut une nouvelle tentative par des chercheurs coréens en 1999. Cette expérience fut également un échec.
A ce jour, aucun être humain n’a été officiellement cloné mais le clonage est une méthode qui soulève de nombreuses polémiques et qui demeure d’actualité dû aux lois interdisant le clonage dans de nombreux pays. Certaines personnes luttent contre le clonage humain tandis que d’autres y voient l’avenir. (On peut donc se demander si le clonage humain serait un progrès pour la science et/ou pour l’homme ?) Tout d’abord, nous verrons comment créer un clone. Puis, nous étudierons le rôle du clonage reproductif. Enfin, nous étudierons les craintes que le clonage fait naître chez l’Homme, notamment au niveau de l’éthique.
Définition du clonage :
Le clonage est un phénomène naturel d'isolement et de reproduction de fragments identiques d'ADN*. L'ADN détermine l'information génétique *. De plus les cellules se multiplient en conservant le même génome. C’est ce que l’on nomme le mécanisme de la mitose (uniquement chez les organismes unicellulaires ou chez les bactéries). Le génome est l'ensemble des gènes d'un individu, les gènes sont des portions d'ADN.
Comment forme-t-on un clone ?
En théorie, pour créer le clone d’un homme, il suffit de posséder quelques une de ses cellules en bon état de conservation dont on pourra extraire le noyau contenant l’ADN (=information génétique). Il faut par ailleurs, disposer de cellules provenant d’un ovocyte produit par une femme en état de procréer, dont on supprimera l’ADN du noyau, pour le remplacer par celui de la personne a créé. Puis, on cultivera « in vitro » les cellules ainsi modifiées, afin qu’elles forment un embryon que l’in implantera ensuite dans l’utérus d’une mère porteuse. L’enfant résultant de cette grossesse sera un jumeau parfait, décalé dans le temps, du propriétaire de l’ADN transféré.
C'est une manipulation destinée à reproduire, de manière non sexuée, un être humain identique à l'original. La technique est la suivante : on enlève le noyau de l'ovule et on le remplace par le noyau d'une cellule (non sexuelle) prélevée sur le corps d'un donneur. On obtient ainsi un embryon presque « jumeau » du donneur, à quelques années près. Dans le cadre du clonage humain si on arrête la croissance de l'embryon à l'âge d'une semaine, pour utiliser ses cellules dans la recherche, on parle (improprement) de clonage thérapeutique. Si on laisse l'embryon se développer jusqu'à la naissance, c'est du clonage reproductif. Dans les deux cas, la technique est exactement la même, on reproduit un être humain, seule la finalité change. Dans le cadre du clonage thérapeutique, on crée un embryon qui sera ensuite détruit et utilisé comme matériau de recherche. Outre les problèmes éthiques majeurs que soulève cette technique (création et destruction d'un embryon).
Il faut compter entre 200 et 1000 essais pour réussir un clonage car si une cellule est trop complexe, elle est incapable de perdre sa différenciation.
Il ne faut pas oublier qu’une cellule est très petite, de l’ordre du micromètre (10-6m). Il y a des difficultés car des éléments extérieurs peuvent influence la formation (état de la cellule, virus, bactérie, sans oublier l’éthique).
Actuellement, le clonage végétal et animal sont bien connus. Chez les mammifères, nous avons deux possibilités : soit cloner à partir d’une cellule différenciée comme Dolly, soit cloner par séparation d’une première cellule embryonnaire encore non différenciée puis réimplantation de ces cellules dans plusieurs mères porteuses (technique appelée gamellite provoquée, utilisée depuis 1553).
Rappel clonage thérapeutique :
Le clonage thérapeutique ne vise pas à obtenir un être humain, mais des cellules compatibles avec un malade pour soigner des maladies. Le clonage thérapeutique et en fait une sorte de finalité car c’est l’obtention de remèdes à de nombreuses maladies génétiques. On utilise le corps du malade et ses propriétés de reformation du noyau des cellules pour fabriquer des nouvelles cellules, ces dernières étant saines. Le clonage devient donc un autre procédé pour obtenir des cellules souches thérapeutiques. Les cellules souches sont des cellules indifférenciées, de plus, elles sont capables de s’auto-renouveler. Les cellules souches et donc le clonage thérapeutique (quand celui-ci est destiné seulement à soigner), permettront de réparer les organes lésés par les cancers, infarctus et autres maladies humaines.
Le clonage reproductif.
Le clonage reproductif est une technique de laboratoire de reproduction asexuée par transfert d’un noyau dans un ovule énucléé pouvant conduire à la naissance d’un être génétiquement identique au seul parent donneur du noyau cellulaire. Cela signifie que l’embryon fécondé est réimplanté dans l’utérus de la mère porteuse et aboutit à un enfant. Ce type de clonage est interdit partout.
Les craintes face à l’éthique.
Tout d’abord, le clonage entraînerait un désir de disposer d'un réservoir d'organes pour les besoins d'une greffe par exemple, ou pour continuer de vivre après la mort. Les bébés clonés seraient alors vus comme des cobayes, ce qui est une atteinte à la vie humaine. En effet, le clonage ne doit être vu que comme une pratique aidant des recherches scientifiques, et non pas comme une aide à la création de trafics d'organes clonés.
De plus, « le clonage aurait une emprise psychologique. Le mot « aliénation » prendrait alors tout son sens. L'enfant n'aurait aucune liberté ni personnalité, il aurait une projection physique qui ferait qu'il serait pris dans le filet de désir d'une seule personne et ne pourrait s'en extraire. » par René Frydman, médecin obstétricien français. Une biographie de René Frydman, ainsi que d'autres scientifiques ayant fait des recherches sur le clonage, sera établie en annexe.
Enfin, le clonage est vu par la société comme un progrès néfaste car il touche au fondement de notre civilisation : l'unicité de l'être, donc il atteint quelque chose de tabou. En effet, deux êtres vivants identiques sont inimaginables: la population a peur que le clone soit une incarnation du sujet cloné, aussi bien sur le plan physique que psychique. Ainsi, la diversité génétique et culturelle est un gage de réussite de l'espèce humaine. De plus, l'idée de sélectionner des individus selon leur patrimoine génétique pour qu'ils représentent un idéal, c'est-à-dire l'eugénisme, fait peur. En effet, la sélection d'enfants à la naissance et le clonage de certains scientifiques, artistes conduiraient à l'accomplissement du vœu de créer une société parfaite : cela est inimaginable! Puis, depuis toutes les époques, il été possible de soupçonner les adultes de vouloir faire des enfants pour de mauvais motifs : pour les vendre comme esclaves, pour les faire travailler dans les champs, pour qu'ils reprennent le métier de leur père... Aujourd'hui, les enfants ont des droits fixés par des textes internationaux et nationaux. En conséquence, faire naître un enfant par clonage reproductif sera une atteinte à ses droits fondamentaux, et donc à sa dignité.
Conclusion
En conclusion, le clonage humain est une pratique scientifique, fondée sur de longues recherches sur des embryons, sur des bactéries, et sur des cellules indifférenciées. Ainsi, en première partie, après avoir défini ce qu'est un clone, et ce qu'est le clonage, nous avons expliqué la façon de former un clone. Puis, nous avons explicité les différentes fonctions du clonage : thérapeutique ou reproductif, de cette manière ils peuvent présenter des intérêts et des réticences. Enfin, nous avons exposé les visions ainsi que les craintes face au clonage, notamment celles émises par les différentes religions. Nous avons montré comment le clonage peut faire craindre le début d'un commerce illégal. Enfin, ont été évoquées les inquiétudes face à l'éthique.
Le fondement des lois de bioéthiques date du 6 août 2004, où le gouvernement français a réellement posé les conditions aux scientifiques quant à la pratique du clonage et de la bioéthique en général. Actuellement, un projet de loi bioéthique a été adopté par l’Assemblée nationale le 15 février 2011. Celle-ci interdit toujours les mères porteuses, les recherches sur les cellules souches ou sur l’embryon, entre autres. Néanmoins, les femmes peuvent désormais faire dons de leurs ovocytes, et la vitrification (c’est-à-dire congélation très rapide) de ces ovocytes est également autorisée. Ce projet a permis que des débats aient lieu sur des sujets encore sensibles, parfois tabous pour les politiques, les scientifiques et la société.
